12 novembre 2009
Décennie Africaine des personnes handicapées 1999-2009 : point de la situation
'' Dans le monde, l'on compte plus de 500 millions de personnes handicapées toute catégorie confondue dont plus de la moitié réside dans les pays en voie de développement. D'une manière générale, les handicapés vivent pour des raisons diverses en marge de la société et leurs conditions de vie sont encore plus précaires dans les pays d'Afrique.
Convaincu de la nécessité d'améliorer la situation de ces millions de citoyens qui peuvent apporter une contribution appréciable à l'édification de leur pays respectif, la Communauté Internationale a décrété l'Année 1981 Année Internationale de la Personne Handicapée. Dans sa résolution 207 adoptée le 27 Mars 1980, la Commission a défini les modalités de mise en œuvre et les objectifs de l'Année Internationale des Personnes Handicapées.
«En Afrique, des individus sont, chaque jour, victimes d'incapacité à cause de la malnutrition et de la maladie, des risques que présentent leur environnement, des catastrophes naturelles, des accidents de la circulation et du travail, des guerres civiles et des conflits armés.
Suite aux progrès réalisés dans la réduction de la mortalité infantile, le nombre d'enfants survivants atteints d'incapacité est en augmentation.
A mesure que progresse l'espérance de vie, le nombre de personnes âgées handicapées augmente. Il y a lieu d'accorder une attention particulière aux conditions de vie de nombreuses personnes handicapées, en particulier en milieu rural.
Nous notons que dans les sociétés africaines, les soins dans les services minimum dont bénéficient les personnes handicapées sont, dans une large mesure, fournis dans un contexte familial et communautaire traditionnel. Il reste cependant beaucoup à faire pour permettre aux personnes handicapées de développer pleinement leur potentiel de manière à ce que celles-ci puissent prendre en charge leur destin dans un environnement économique et social en pleine mutation.
Sur l'ensemble du continent, les possibilités de participation, d'égalité et d'autonomisation pleines et entières qui s'offrent aux personnes handicapées, en particulier dans les domaines de la réadaptation, de l'éducation, de la formation et de l'emploi demeurent plus limitées que celles dont bénéficient les personnes non handicapées. Cela est dû en grande partie au fait que les personnes handicapées, victimes d'attitudes sociales négatives, sont privées d'une jouissance à part égale de leurs droits de citoyen. Ces mêmes attitudes restreignent les possibilités de contact social et de relations personnelles étroites avec autrui pour les personnes handicapées. IL s'agit d'éliminer le stigmate social trop souvent associé à l'incapacité.
En Afrique, les infrastructures ont été conçues sans prendre dûment en compte les besoins spéciaux des personnes handicapées. Or, les obstacles physiques et les barrières sociales empêchent les citoyens handicapés de participer à la vie de la communauté et de la nation. Les entraves à la participation et à l'égalité sont particulièrement importantes pour les filles et les femmes handicapées. Au contraire, avec des attitudes positives, une sensibilisation accrue et une plus grande attention, il nous est possible d'édifier des environnements sociaux et physiques accessibles à tous. En d'autres termes, il nous faut oeuvrer à l'édification d'une société pour tous».
Les objectifs de la Décennie des Personnes Handicapées devant aboutir à l'égalité et la participation pleines et entières des handicapés ainsi que leur autonomisation peuvent se résumer comme suit
Former et mettre en oeuvre de politiques et programmes nationaux pour promouvoir la participation des personnes handicapées au développement économique et social;
Créer et renforcer de comités nationaux de coordination pour les questions relatives à l'incapacité en accordant une attention particulière, entre autres, à 1a représentation adéquate et effective des handicapés et de leurs organisations ainsi qu'au rôle que ceux-ci jouent à cet égard;
Fournir une aide, en collaboration avec les agences de développement international et les organisations internationales, au renforcement des services d'appui à base communautaire destinés aux handicapés et à l'extension de ces services à leurs familles;
Promouvoir des efforts particuliers tendant à encourager des attitudes positives à l'égard des enfants et adultes handicapés et l'application de mesures destinées à améliorer leur accès à la réadaptation, à l'éducation, à la formation et à l'emploi et visant à améliorer les activités culturelles et sportives ainsi que l'environnement physique. '' Extrait du Plan d'action national du Mali ...
NOTE DE L'O.P.H.A.
En cette phase cruciale de RATIFICATION DE LA CONVENTION RELATIVE AUX DROITS DES PERSONNES HANDICAPÉES , et à quelques semaine de la fin de l'année 2009, quel bilan faites vous de cette décennie?
Que faut -il retenir ? Forces et faiblesses....
Que faut-il saluer?
Que faut-il renforcer renforcer?
Envoyez-nous vos reflexions à l'adresse suivante : observatoire.opha@gmail.com
Merci
05 novembre 2009
RAPPORT D'ACTIVITES 2008 DE MAIN : DISPONIBLE SUR DEMANDE
ANNONCE DE MONT ALEDJO INTERNATIONAL
LE CONSEIL D'ADMINISTRATION DE M.A.I.N. a le vif plaisir de vous signaler que le RAPPORT D'ACTIVITES 2008 DE M.A.I.N. est DISPONIBLE SUR DEMANDE.
Si vous souhaitez obtenir gratuitement une copie dudit document:
- sur support papier
ou
- version électronique,
nous vous prions de bien vouloir vous adresser au BUREAU DE GESTION DES OPERATIONS par E-mail au:
mont.aledjo@gmail.com
LE CONSEIL D'ADMINISTRATION DE M.A.I.N. vous remercie de votre soutien et de l'intéret , sans cesse manifesté à son endroit.
Pour M.A.I.N,
Isabel SOMSERT
Assistante de Direction
09 octobre 2009
Violence et Droits Humains
Des forces variées de violence ont été reconnues comme des problèmes des droits humains, y compris des pratiques traditionnelles nuisibles, la torture, le commerce, la violence contre les femmes et les enfants. Le niveau auquel les droits humains sont respectés, protégés et remplis influence directement les conditions sous-jacentes de la société qui occasionnent la violence. Plusieurs facteurs de risque partagés par des types multiples de violence- par exemple, la pauvreté, les taux élevés de chômage , l’inégalité de sexe, la discrimination raciale et les faibles filets de sureté économiques et sociaux- sont étroitement liés aux droits humains tels que le droit à l’égalité et la liberté de la discrimination, le droit à l’éducation, le droit à niveau de vie adéquat et le droit à la sécurité sociale.
Une des neuf recommandations majeures du World Report on Violence and Health est de promouvoir et de veiller à l’adhérence aux traités internationaux aux lois et autres mécanismes pour protéger les droits humains. Pendant que les droits humains doivent être promus et remplis pour leurs propres biens et pas simplement comme un moyen pour réduire la violence, les décideurs intéressés à la prévention de la violence doivent comprendre que la garantie courante des droits humains améliorera dramatiquement les conditions qui rendent les personnes vulnérables à la violence.
Violence et Invalidité
Plus de 600 millions de personnes à travers la planète vivent à ce jour quelque forme d’invalidité, 40% d’entre elles causées par la violence. La situation est pire pour les femmes et les enfants comme le confirment les statistiques qu’une femme sur quatre et qu’un enfant sur cinquante subit la violence sexuelle. Bulletin électronique de l'OMPH - le 9 octobre 2009
SOURCE Bulletin Electronique de l’Organisation Mondiale des Personnes Handicapées(OMPH) :Bulletin électronique de l'OMPH - le 9 octobre 2009 Bulletin électronique de l'OMPH - le 9 octobre 2009
27 septembre 2009
L'OBSERVATOIRE PANAFRICAIN SUR LES HANDICAPS (O.P.H.A.) souhaite vivement mieux
connaître les actions qui se déroulent dans vos pays et régions afin
d’adapter son intervention au plus près des besoins
.
Pour ce faire , il sollicite votre collaboration et vous lance cet appel :
Vous organisez une activité qui concerne le handicap en Afrique ou ailleurs :
conférence,
colloque, journée de formation, … Vous avez connaissance d’une telle
activité dans votre entourage professionnel, dans votre pays , votre
université , au sein de votre réseau associatif, …
La Décennie Africaine des Personnes Handicapées (SDAPH) disséque la situation du handicap au Sénégal
Le Bureau Régional du Secrétariat pour l’Afrique de l’ouest, du centre et du nord, organise un atelier de restitution de son étude sur la situation du handicap au Sénégal. La cérémonie aura lieu le mardi 8 septembre 2009 à partir de 9 heures précises, à l’hôtel Pullman ex-Téranga de Dakar ». C’est en tout cas, ce que nous apprend un communiqué de Mme Aïda Sarr, la chargée de communication de cette structure et Directrice de programmes par intérim.
Selon ce même document : « Le Secrétariat de la Décennie Africaine des Personnes Handicapées (SDAPH) avait commandité en novembre 2008 une étude d’analyse de la situation du handicap au Sénégal. Il s’agissait d’évaluer les principales réalisations des acteurs du secteur en rapport avec les objectifs de la Décennie Africaine des Personnes Handicapées (DAPH 1999-2009) ».
Revenant sur le contexte de cette étude, Mme Aïda Sarr rappellera que : « La "première" décennie africaine des personnes handicapées (1999-2009) en tant qu’approche africaine à la résolution des nombreux problèmes et besoins de cette catégorie sociale a été une réponse idoine de l’Union Africaine aux demandes concertées des OPH. Dans la même lancée, la création du SDAPH en 2004 concrétisait la vision que les Etats membres de l’Union Africaine avaient traduite en adoptant un excellent guide d’élaboration des programmes nationaux dans le domaine du handicap, c’est-à-dire le plan d’action continental. Intervenant dans 25 pays africains, le SDAPH a fait du Sénégal, un pays pilote, en installant à Dakar, son bureau sous-régional pour l’Afrique du centre, du nord et de l’ouest. Ainsi, depuis mars 2005, un comité national de pilotage de la DAPH y a été mis sur pied avec l’implication de tous les acteurs du secteur ».
Toujours selon elle : « La fin de la première décennie et le démarrage éventuel d’une nouvelle ont amené le SDAPH à commanditer simultanément des études d’analyse de la situation du handicap dans cinq pays africains : l’Éthiopie, le Kenya, le Mozambique, le Rwanda et le Sénégal. Cette recherche exploratoire est un recueil de données dans chacun des ces pays devant contribuer à la mise en œuvre d’un vaste programme de plaidoyer pour la participation sociale et la protection des droits des personnes handicapées ».
Et de poursuivre : « Cet atelier va donc livrer les résultats des nombreuses interrogations portant sur une période de structuration et de capacitation des acteurs, mais également, orienter la réflexion sur le rôle que devrait jouer un pays comme le Sénégal pour aider les gouvernements de l’Union Africaine à assurer aux personnes handicapées l’exercice effectif de la citoyenneté ».
Parlant des objectifs qu’ils se sont fixé, le chargée de communication de la SDAPH les scinde en deux : Objectif général et objectifs spécifiques.
Si le premier est d’évaluer les principales réalisations des acteurs du secteur en rapport avec les objectifs de la Décennie Africaine des Personnes Handicapées (DAPH 1999-2009), les seconds consistent à rappeler les objectifs de la DAPH (1999-2009) et les principales missions du SDAPH ; mais aussi restituer les principaux résultats de l’étude d’analyse de la situation du handicap au Sénégal et identifier les résultats immédiats et intermédiaires attendus au Sénégal dans le cadre la nouvelle DAPH (2010-2019).
Evoquant les résultats attendus, elle souhaitera que "les participants à l’atelier se réapproprient les objectifs de la DAPH et les principales missions du SDAPH", puis signalera que "les principaux résultats de la DAPH au Sénégal seront présentés aux participants ; mais aussi que les résultats immédiats et intermédiaires attendus de la nouvelle DAPH seront identifiés par les participants".
Alassane DIALLO
ferloo.com
24 septembre 2009
Un grand débat '' L'insertion des handicapes en afrique''
Comment peut-on parler d’intégration des personnes handicapées au
Maroc, alors qu’elles ne disposent d’aucun moyen de transport public
adapté pour se déplacer, que ce soit pour aller au travail, à l’école,
à l’hôpital ou tout simplement pour les loisirs ?
Pourrions-nous parler d’une véritable intégration lorsque aucune ville
ou village ne dispose de toilettes publiques adaptées et que la plupart
des communes du royaume n’ont pas intégré dans leur plan de
développement urbain des aménagements qui accommoderaient les personnes
handicapées?
Enfin, saurions-nous parler d’intégration des personnes handicapées
lorsque ni les restaurants, ni presque la totalité des hôtels ne sont
aménagés pour accueillir des personnes en fauteuil roulant?
Lire la suite sur :
http://atelier.rfi.fr/profiles/blogs/un-grand-debat-linsertion-des
19 septembre 2009
Afrique: Sida et handicap, une réalité ignorée
L’exclusion des personnes handicapées vivant avec le VIH est tellement enracinée en Afrique qu’elle s’est même fait ressentir lors de la 15ème Conférence internationale sur le sida et les infections sexuellement transmissibles en Afrique (ICASA), selon des organisations qui défendent leurs droits.
Des groupes de défense des droits des personnes handicapées ont raconté que nombre de leurs membres n’avaient pas pu assister à la cérémonie d’ouverture de la 15e Conférence internationale sur le sida et les infections sexuellement transmissibles en Afrique (ICASA), qui s’est déroulée la semaine dernière à Dakar, au Sénégal, car la salle de conférence ne leur était pas accessible, l’unique entrée de l’amphithéâtre accessible aux handicapés ayant été réservée à des personnalités, comme le président du Sénégal.
« Les membres de nos organisations qui se déplacent en fauteuil roulant ou à l’aide de béquilles n’ont tout simplement pas pu entrer. Nous nous sommes adressés aux gardiens, qui nous ont dit de passer notre chemin », a dit à IRIN/PlusNews Hendrietta Bogopane Zulu, de la Campagne africaine sur le handicap et le VIH/SIDA, un groupe de coordination qui tente de faire pression pour l’égalité de l’accès aux informations et aux services liés au VIH.
Les oubliés
Selon une enquête menée en 2004, l’Afrique abrite quelque 80 millions de personnes handicapées, soit environ 10 pour cent de la population de chaque pays. Pourtant, ces dernières sont les grandes oubliées des mesures de lutte contre le VIH/SIDA.
« Le terme "groupes vulnérables" est employé pour désigner les prisonniers, les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, les travailleurs du sexe etc., autrement dit toutes les personnes vulnérables, à l’exception des handicapés ; ce fut également le cas lors de cette conférence, au cours des réunions et des discussions », a déploré Mme Bogopane Zulu.
L’une des difficultés consiste à identifier le nombre de personnes handicapées vivant avec le VIH. « Les statistiques relatives à la prévalence [du VIH] chez les handicapés font cruellement défaut », a-t-elle ajouté. « Personne ne pose les bonnes questions, et on ne pense pas à préciser que la personne est handicapée lors du recueil des données. »
Lire la suite sur :
http://www.awid.org/fre/Enjeux-et-Analyses/Library/Afrique-Sida-et-handicap-une-realite-ignoree
18 septembre 2009
TOGO: ACCES A L’EDUCATION POUR LES ENFANTS HANDICAPES DE DAPAONG
Dans la région des Savanes, à l'extrême nord du Togo, Handicap
International a démarré un projet d'éducation inclusive.
L’objectif visé par ce projet est de pousser la société togolaise à
prendre en compte la question du handicap et le droit à l'éducation
pour les enfants handicapés.
Aussi, convient –il de rappeler qu’au
Togo, les enfants handicapés présentant des déficiences sensorielles et
mentales sont, pour une grande partie d'entre eux, scolarisés dans des
écoles spécialisées, sans lien avec les écoles ordinaires. Le système
éducatif togolais n’est donc pas inclusif
Les enfants présentant
des déficiences motrices ont difficilement accès aux écoles car d'une
part ils ne sont pas ou peu appareillés et d'autre part car les écoles
ne sont pas accessibles (escaliers, portes étroites ne permettant pas
le passage d'un fauteuil,...).
Montrer aux acteurs locaux et
nationaux que l'éducation inclusive est possible, que l'on peut
intégrer efficacement des enfants handicapés au sein d'écoles dites
"classiques" sont entres autres raisons motivant le projet.
Prévue
pour une durée de trois(3) ans, le projet « Education inclusive des
enfants handicapées » est dans sa phase pilote et se focalise
actuellement sur la commune de Dapaong, chef lieu de la Région des
Savanes.
Notons que la commune de Dapaong compte au total 69
écoles primaires dont 3 écoles spécialisées (pour déficients visuels,
auditifs et mentaux)
Afin d’aboutir aux résultats escomptés,
quatre agents communautaires seront formés pour se rendre dans les
écoles et les quartiers de la commune. Ces derniers auront pour mission
d’identifier le nombre d'enfants handicapés scolarisés et
non-scolarisés afin de disposer des informations permettant une
meilleur prise en charge.
Le projet prévoit aussi bien la
formation des enseignants qu'à la mise en place de matériel adapté dans
les écoles (machines à écrire en braille, rampes d'accès, etc.).
La
stratégie consiste à convaincre et influencer les autorités sur
l'intérêt d'un système éducatif où enfants handicapés et valides se
côtoient.
A cet effet, des formations aux concepts de l’éducation
inclusive seront organisées à l’intention des responsables pédagogiques
de la Direction régionale de l’éducation.
Un travail
d’identification des bénéficiaires directs a permis de rassembler au
total 663 enfants handicapés. Des tournées de sensibilisation ont été
organisées en direction des populations et des parents.
Les
enfants identifiés à ce jour sont pris en charge par le projet et
pourront faire la rentrée scolaire du 21 septembre 2009.
Afin de
donner une certaine efficacité au projet, les enfants handicapés
sensoriels et mentaux seront dans un premier temps placés dans une
école spécialisée où par exemple ceux souffrant de déficience auditive
pourront apprendre le langage des signes et enfants déficients mentaux
pourront se socialiser
Par la suite ces enfants intégreront une
école ordinaire mais les enfants déficients physiques intégreront, une
fois appareillés, directement une école ordinaire.
Mounirou TCHACONDOH, POINT fOCAL DE L'OBSERVATOIRE PANAFRICAIN SUR LES HANDICAPS au TOGO
11 septembre 2009
Mali , la 14ème Édition du Mois de la Solidarité et de la Lutte contre l’Exclusion
Le mercredi 1er octobre, sera lancé au Mali , la 14ème Édition du Mois de la Solidarité et de la Lutte contre l’Exclusion sur toute l’étendue du territoire national et à l’extérieur du pays, notamment en France et dans certains pays de l’Afrique de l’Ouest et de l’Est.
Lancé en 1995 pour soutenir et renforcer les valeurs de solidarité dont notre nation est dépositaire, le Mois de la Solidarité et de la Lutte contre l’Exclusion s’impose de plus en plus comme un « instrument efficace de lutte contre la pauvreté ».
Le thème retenu pour cette année est :
« LA SOLIDARITE, POUR PLUS
DE JUSTICE SOCIALE »
Le thème « LA SOLIDARITE, POUR PLUS DE JUSTICE SOCIALE » participe de nos valeurs sociétales, une société de partage, de paix, d’amour et d’équité.
La quatorzième édition qui sera célébrée sur l’ensemble du territoire national a été répartie entre quatre semaines thématiques à savoir :
- La Semaine des Personnes Âgées,
- La Semaine Thérapeutique,
- La Semaine des Personnes Handicapées,
- La Semaine de l’Économie Solidaire et Sociale.
SOURCE: kabine doumbia , Point focal de L'OBSERVATOIRE PANAFRICAIN DES HANDICAPS AU MALI
05 septembre 2009
La situation du handicap au Togo
Le dernier
recensement de la population remonte en
1981 et a dénombré 44.476 personnes handicapées dont 36.706 résidant en milieux
ruraux et 7.771 en milieux urbain.
Actuellement,
ces chiffres sont en deçà des chiffres réels et connaissent une augmentation
importante du fait de la progression nette du parc automobile, des
violences que le Togo a connu es au
cours de ces dernières années.
Afin
d’actualiser ces données, la direction des personnes handicapées a demandé et
obtenu l’intégration de la thématique
handicap dans le questionnaire du recensement général de la population et de
l’habitat prévus pour cette année 2009
Ce qui
permettra à coût sûr de disposer dans un avenir proche des données fiables sur
les différentes catégories du handicap au Togo
Les
orientations du gouvernement togolais en matière de protection des personnes
handicapées se fondent sur les conventions, les recommandations des Nations
Unies (ONU), des conférences et textes juridiques nationaux (la constitution de
la 4e République, la loi N° 2004-005 du 23 avril 2004 relative à la
protection sociale des personnes handicapées).
Aussi,
convient-il de signaler que la loi N° 2004-005 ne dispose pas encore de textes d’application.
Mais la
récente signature par le Togo le 23
septembre 2008 de la convention relative aux droits des personnes
handicapées et l’adoption le 24 juin
2009 du projet de loi autorisant sa
ratification ouvre une perspective plus large que la loi de 2004 en ce qui
concerne l’élaboration d’une politique sectorielle en matière de la protection
et de la promotion des personnes handicapées .
Au Togo,
deux programmes nationaux sont élaborés par le gouvernement en faveur des
personnes han décapées :
-Le
programme national de réadaptation à base communautaire (PNRBC) intervenu en 1999
- Le
programme national de lutte contre la cécité (1988)
Il existe
également au sein du Ministère de la santé, une institution dénommée centre
d’appareillage orthopédique (CNAO)
Le décret N°
96-107/PR du 08 octobre 19996 portant organisation et attribution du Ministère
de l’action sociale consacre la création
de la direction des personnes handicapées (DPH).
Cette direction a pour mission de :
- Concevoir,
élaborer , superviser , coordonner et évaluer l’ensemble des activités de
protection et de promotion des personnes handicapées
- Veiller
à l’application de la législation sur la
protection sociale des personnes handicapées et de proposer en cas de besoin de nouvelles dispositions
- Définir
des stratégies nationales pour la protection sociale des personnes handicapées.
Mr Mounirou
TCHACONDOH ,
Coordinateur
National de l'ONG APER
