thommmmmmmLe 3 décembre prochain, la communauté internationale célébrera

la  Journée

internationale des personnes handicapées.

Proclamée par l’Organisation des Nations Unies, elle est célébrée depuis 1992 afin de saluer et de reconnaître l’expérience et les capacités des personnes handicapées. Mieux, il s’agit de faire comprendre leurs conditions de vie, et de faire connaître les avantages qui découlent de leur participation à tous les aspects de la vie.

         Malheureusement, ici et ailleurs, et pour plus d’un, cela risque d’être encore, non seulement un jour ordinaire mais une autre journée de plus qui s’ajoute à la longue liste des JOURNÉES déjà célébrées tout au long de l’année.

          En effet, une petite recherche effectuée autour de nous, montre que beaucoup de gens ignorent l’existence de 

la CONVENTION RELATIVE

AUX DROITS DES PERSONNES HANDICAPÉES, qui a pourtant été adoptée le 13 décembre 2006 au siège de l’ONU et qui est entrée en vigueur depuis le 30 mars 2007.

          C’est l’occasion de saluer les pays qui l’ont ratifiée afin de donner force de loi à ce traité international qui tente de rétablir la justice. Nous avons, en effet, pris conscience que dans le monde entier, « les possibilités de participation, d'égalité et d'autonomisation pleines et entières qui s'offrent aux personnes handicapées, en particulier dans les domaines de la réadaptation, de l'éducation, de la formation et de l'emploi, demeurent plus limitées que celles dont bénéficient les personnes non handicapées. Cela est dû en grande partie au fait que les personnes handicapées, victimes d'attitudes sociales négatives, sont privées d'une jouissance à part égale de leurs droits de citoyen. Ces mêmes attitudes restreignent les possibilités de contact social et de relations personnelles étroites avec autrui pour les personnes handicapées. » (Préambule Plan d’action du Mali Décennie Africaine des personnes handicapées).

Nous, membres de MONT ALEDJO INTERNATIONAL (M.A.I.N.), une jeune organisation établie au Québec, pensons qu’en cette période cruciale de ratification de ladite convention, cette Journée internationale des personnes handicapées ne devrait pas être reléguée au second plan ni passer inaperçue.

          Convaincus que chaque individu est un handicapé potentiel, il serait souhaitable que chacun n’ignore pas le texte qui devrait permettre  « de façon significative de remédier au profond désavantage social que connaissent les personnes handicapées et  favoriser  leur participation, sur la base de l'égalité des chances, à tous les domaines de la vie civile, politique, économique, sociale et culturelle, dans les pays développés comme dans les pays en développement »  (Préambule de ladite convention – point y).

          Si le Canada, pour sa part, œuvre actuellement à la mise en place des conditions idéales en vue de sa ratification, nous pouvons aussi saluer l’engagement dynamique du Québec, et de son ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles, qui a lancé tout récemment le Plan d’action 2009-2011 à l’égard des personnes handicapées. Cet acte constitue à la fois une véritable avancée majeure et un plan visionnaire, qui ouvre la voie au processus d’éradication des stigmates sociaux où l’on associe encore trop souvent le handicap à l’incapacité.

          En attendant que

la CONVENTION

devienne aussi une réalité chez nous, M.A.I.N. en profite, à la veille de

la Journée

internationale

des personnes handicapées, pour rappeler que  selon L'Association canadienne pour les Nations Unies, plus de 500 millions de personnes souffrent de handicaps dus à une déficience mentale, physique ou sensorielle et, quelle que soit la région du monde où elles vivent, leur vie est souvent limitée par des obstacles matériels ou sociaux’’.

          Ce faisant, chacun de nous, à son niveau, peut contribuer à la construction d’une société inclusive, respectueuse des choix et des besoins des personnes handicapées et de leur famille en agissant concrètement:

-        contre les préjugés et la discrimination.

-        contre toute forme d’exploitation, de  discrimination ou de violence.

-        pour la favorisation de l’éducation et l’employabilité des personnes handicapées et

-        pour la prévention qui consiste à éviter de mettre sa vie et celle des autres en danger sur nos routes, nos lieux de travail, etc.

-        pour la participation à la vulgarisation de ladite CONVENTION qui mérite qu’on y accorde, par le biais des médias, toute notre attention, au même titre que les autres conventions telles que la convention de Tokyo, la convention des droits des enfants ou bien encore la convention contre toutes formes de discriminations à l’égard des femmes…

Enfin, MONT ALEDJO INTERNATIONAL vous appelle à porter, ce

3 décembre, un autre regard sur la question liée au handicap en général et à contribuer à la vulgarisation de ladite convention.

Faisons nôtre ce slogan bien connu  de L’A.W.I.D.,: « Le changement ne se fait pas tout seul. Nous le provoquons collectivement ».

Thomas Léro TCHASSAO

Gestionnaire des Opérations

MONT ALEDJO INTERNATIONAL (M.A.I.N.), Montréal, QUÉBEC